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Date de création :
18.01.2008
Dernière mise à jour :
26.01.2008
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Ma part de vérité . Le JEU DES LOUPS ET DES HYENES (extrait)

Posté le 26.01.2008 par ehuade

L’histoire de la plupart des nations se raconte à l’imparfait mais celle des nations africaines, s’écrit au plus qu’imparfait. Elle semble en effet, prendre sa source dans la négation et respecter une chronologie négativement préétablie ou tracée d’avance.
Rien de ce qui les concerne et tous les actes à leur endroit, s’ils ressemblent à des improvisations dans leurs applications, ils ne le sont nullement dans leurs prévisions.
Les gestionnaires du temps et de l’espace qui bien souvent pêchent par orgueil, par suffisance et par mépris de l’entité Noire, occultent heureusement dans leur prévision, le réveil des consciences des peuples qu’ils oppriment. Cette négligence les sauve si c’est le mot qui convient. Autrement, à examiner le comportement des peuples d’Afrique, il apparaît clairement comme inscrit dans une logique implacable , la dominance du monde Blanc et leur histoire est connue d’avance et prévisible.

S’il y a des existences, des nations, qui suivent l’évolution du temps, il y a d’autres dont le tracé donne l’impression d’évoluer sur des tapis roulants à défaut de courir à reculons et d’enregistrer plus de chagrins que d’éléments de progrès. Ces nations donnent le net sentiment de ne pas tenir compte des leçons se dégageant des erreurs passées mais plutôt de les considérer comme sans conséquence sur le devenir de leur peuple.
Les hyènes et les loups s'entendent, copulent, se sodomisent, font entre eux des choses que la morale réprouve. Ils se masturbent le cerveau dans les assemblées, éjaculent pour produire des semences dont la stérilité est à la hauteur de leur incompétence à trouver des solutions aux problèmes des pays pauvres. Ils s'entendent pour mieux entuber les peuples. Mettent en place des programmes hybrides qui ne produisent rien. Pendant qu'ils se disputent et discutent pour savoir qui a le droit de manger à leur table et comment se partager les biens de la planète, le peuple a faim , le peuple se meurt. Il est donc entendu que l'entente des loups et des hyènes ne présagent jamais rien de bon pour le peuple qui est de plus en plus floué, dépouillé de sa valeur et de sa dignité.

Ils construisent le monde sur du mensonge, avec le mensonge comme pilier principal soutenant l'édifice humanité. Les consciences sont bridées et manipulées pour les adapter à la force du pilier. Tous gravitent autour de ce pilier comme des robots, des humanoïdes programmés avec aujourd'hui ce fluide économiquement modifié appelé mondialisation. Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne dans ce jeu de rôle inter mondialiste, créé par et pour protéger l'économie des puissances occidentales. Les dés sont pipés, les sodomiseurs et les sodomisés sont connus et désignés d'avance. Comme l'ONU qui est sortie de l'imagination fertile des maîtres pour surveiller et dominer politiquement le monde, la mondialisation leur permet de légaliser le pillage du monde et de se mettre au rang des dieux. Les jeux sont fait. La plus puissante arme est plus que jamais activée et pend sur la tête d’éventuels insoumis. Les interventions militaires coûtent trop chère aux contribuables alors que les sanctions économiques sont plus efficaces et n'épargnent personne surtout pas des enfants, des futurs rebelles et agents pathogènes négatifs de régulation monétaire. Ceux là mêmes qui sont impropres à l'économie occidentale et qui ne seront jamais choisis pour faire parti des privilégiés destinés à venir manger les restes de la table des maîtres.
C'est semble t-il une cause juste, légale, humaines et humanitaire de tuer et d'étouffer dans l’œuf des éléments porteurs de germes de la misère et de réduire la pauvreté dans le monde. Les Blancs n'ont-ils pas de tout temps décidé de ce qui est bien pour l'humanité et particulièrement pour "ce peuple attardé qui ne semble pas comprendre les enjeux prônés par l'esprit de la mondialisation et qui fixe ses priorités ailleurs , préférant la division à l'union, les guerres armées suicidaires et génocidaire, les querelles de chefs à la bataille économique et identitaire engagée?"

Notre espace de réflexion est truffé de vérités dénaturées dans lequel il nous faut de la perspicacité et surtout une révolution intérieure pour s'effrayer un passage et entrevoir par soi même sa vérité et l'adapter si nécessaire à celle de l'ensemble. Autrement nous resterons que des suivistes que l'on manipule à sa guise et qu'on amène comme des moutons de panurge à l'abattoir.
Il est plus que temps de se sortir de cet esprit attentiste, décalé par rapport aux réalités internationales et surtout du " ce n'est pas de notre faute , c'est la faute des autres". Comme si nous nous attendions à ce que " ces " autres nous facilitent la tâche et nous servent sur un plateau le progrès.
N’avons-nous pas encore compris que dans cette mondialisation, les places se gagnent chèrement, qu’il n’y a pas d'espace pour les traînards et les médiocres, que le sentiment n’a pas sa place, que les discours misérabilistes n’y font plus recette, qu’il faut plus que jamais se tenir droit si possible avoir des alliés, aller organisés et jamais seul et surtout éviter de baisser les yeux et de se baisser si l’on ne veux pas se faire entuber à sec.
Quelque soit le plaisir que cela procure, la pratique de la somisation est égoïste, égocentrique et ne participe nullement au progrès de l’Afrique.
Ressaisissez-vous et reprenez-vous en main . Il est plus que temps, plus que nécessaire, il est vitale.
Le temps n'est plus aux lamentations, aux débats stériles, aux accusations qui sont en générale qu'une sorte de fuite en avant, la peur de s'assumer et de se remettre en cause individuellement au nom de la raison collective.
Si l’Afrique veut vivre, elle se doit se poser les bonnes questions et ne pas avoir peur de chercher en elle même les vraies réponses et surtout savoir quoi en faire aussitôt l’avoir trouvée. Se donner enfin les moyens et le pouvoir de son vouloir et assumer mes choix.

Si le renard a pu berner le corbeau et réussit à lui subtiliser son fromage, c'est tout simplement parce que cet oiseau a affiché sa faiblesse, sa niaiserie et sa sensiblerie à la flatterie. N'oublions jamais que la force du renard réside essentiellement dans la faiblesse du corbeau et non pas dans la blancheur de son pelage et la faiblesse de cet oiseau dit de malheur ne vient non plus de la noirceur de son plumage.
Depuis la création de cette fable et malgré sa promesse de ne plus jamais se laisser prendre, le renard cousin du loup a t-il changé de comportement, et le corbeau, a t-il compris la leçon ? La réponse est des plus évidentes à juger notre comportement et notre vision existentielle qui frise l'inconscience à la limite de la folie.
Il est plus que temps que l'Afrique apprenne à réfléchir autrement si elle ne veut pas accélérer sa propre extinction et confirmer la théorie de Darwin qui dit que seuls "les plus intelligents et les plus forts survivront". Pour l'instant l'Afrique n'a pas encore prouvé qu'il y a des entités intellegentes...........






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(Lettres d'Ehuade) SUPPLICATION D’UN LAISSE POUR COMPTE

Posté le 22.01.2008 par ehuade


Il y a longtemps que je suis assis face à moi même, face à ce tout de l'existence et j'ai du mal à m'identifier. Je vois plutôt le néant, le gouffre. Je regarde dans la profondeur de ce trou et je m'aperçois qu'il est sans fond. Je ne vois rien. Je ne vois pas le moindre signe qui donnerait un sens à ce pourquoi je suis là. Je ne vois rien peut-être parce qu'il il y a rien à voir ou parce que les yeux de celui qui regarde appartiennent à un "Rien" que je ne voudrais si j'étais dans mon état normal et conscient n'être pas cet homme et pourtant, je me sens concerné mais peut être que j'en suis conscient mais que je refoule cet état au fond de moi qui lui, me le revoie le projetant devant mes yeux. Ai-je vraiment tout perdu au point de ne plus m'apercevoir, de ne plus me retrouver dans cet espace ? Ma vie se résumerait-elle réellement à rien? Je suis au crépuscule de mon existence et je ne perçois pas toujours la lumière de la délivrance. Je suis de plus en plus envahi par le doute mais pourtant, je n'ai pas le droit de me laisser aller à la dérive et de perdre le seul lien qui me rattache à cette existence, l’espoir. Pas le droit de défaillir parce que, je draine derrière moi des vies innocentes.
Le froid glacial de la solitude, mon seul compagnon me crispe et engourdit mes membres, réduit mes forces, expose mon Etre aux coups. Le simple souffle me glace les os. Les yeux, rouges sang comme pétrifiés, regardent l'immensité de l'espace et confirme le rien que je sens être. Placé au milieu de ce vaste océan, je ne suis pas seulement spectateur d'une dualité inégale mais acteur impuissant d'une domination dont seules mes illusions aujourd'hui affirmées me donnent des raisons d'espérer et me tiennent en vie. Face à moi même, je contemple médusé cet espace plein et écrasant mais vide d'une existence mal maîtrisée et j'égrène le regard hagard fixé sur cette étendue, comme cherchant à m'accrocher à quelques espoirs égarés et furtifs, laissant apparaître cette expression lourde de questions qui exprime toute la profondeur de mon émoi. M'interrogeant sur le sens de ma vie et la raison de ma situation et je m’aperçois que pour la première fois j'ai peur et n’ose plus donner de réponse à mes questions que je ne saurais maîtriser la chute.

Lorsque je fais le bilan de mon parcourt existentiel, le résultat se mesure à la hauteur d’une négation proche de nul, de "rien" à moindre ce soit moi ce Rien que j'essaie de positiver, d'humaniser pour donner un sens à cette vie vide. Cette analyse me plonge dans un désarroi de plus en plus profond et inquiétant parce que vulnérable à cette irrationalité où tout se compose et se décompose et qui semble m'échapper. Je veux être ici et pourtant l'appel de là bas se fait insistant. Ma position et ma souffrance de "ici" me livrent à cet appel de "là bas" qui laisse entendre que c'est plus paisible et plus rassurant. Suis-je vraiment rien au point de me laisser tenter de répondre à un appel de désespoir pour ceux qui resteront ici et d'espoir de repos pour moi qui a décidé encore faut-il que je sois maître de cette décision d'aller là bas ? Ne confirmerais-je pas alors, la négation de ce rien qui pour me rassurer, je le situe dans l'espace temps et à l'immensité de cet espace qui tient la main à ce tout dans lequel je me sens inexistant ? Si je résiste à cet appel n'est-ce pas parce que je ne suis pas "rien" dans son caractère négativiste, j'essaie de me rassurer même si dans la synthèse de cette existence, je n'ai rien qui justifierait sa positivité ?. J’ai besoin de me rassurer pour continuer d’exister.
Le temps est pour moi est le facteur le plus important. Mon embarcation fragilisée par le poids et les tourbillons du temps et par les éléments de l'espace au milieu duquel je me trouve, ne me rassure guère. Je suis plus prêt de la noyade que d'espoir de voir apparaître une main secourable et sûre.
Tout m'échappe, les fruits de mon existence que je ne voit pas mûrir, que je ne participe pas à leur bien être, à leur croissance. Ma torture est grande et mon mal profond.

Je ne saurais exprimer tout le sentiment que j'éprouve en ce moment, sinon le regret de violer la bonne séance et peut-être d'avoir fait naître en toi des doutes. J'avais le sentiment de me connaître avant de me lancer solitaire sur cet océan de « tout est possible » où le pouvoir des autres à eu raison de mon vouloir même si je persiste à croire que j'avais raison d'essayer ne regrettant pas l'avoir fait, je reconnais avoir été un peu léger. J'ai vécu le revers, le retour de bâton d'un utopisme imprudent mais je continue à croire en l'homme et à espérer qu'un jour il parviendra à trouver un système plus équilibré à défaut d'un système juste. Car comme le dit Bob Dilan "Quiconque ne s'applique pas à renaître, s'applique à mourir" et c'est au nom de cette vérité immuable que je me permets d'espérer parce que je me refuse de mourir.

Ma situation sur cet océan est d'autant plus compromise que je n'ai personne pour donner l'alerte et signaler ma disparition. Je n'ai pas beaucoup d'amis pour ne pas dire pas du tout capable d'ameuter les hommes de pouvoir pour qu'ils se penchent sur ma situation encore moins pour me tendre la main. Tendre la main dans cet espace en furie, de toutes les confusions, où tout devient dérisoire, insignifiant au milieu de nul part, n’est pas chose facile. Je comprendrais donc, que face à ses vagues, à ses houles, tu mesures autrement la portée de l’action de secours que tu voudrais bien entreprendre et que hésitant, tu décides de te laisser emporter loin te convaincant que ma position n'est pas plus dramatique qu'un autre et que certainement quelqu'un d'autre me verrait et me secourrait.
Je suis aujourd'hui l'ombre de moi même et la dépression me gagne d'autant plus que je m'avance dans le temps qui refuse de m'accorder plus que je n'ai droit. Mes enfants sont encore très jeunes et le temps veut avoir raison d'eux et faire d'eux des marionnettes de l'espace et des hommes et c'est là, la raison de mon entêtement que je prie de pardonner.

Confronté à cette dualité, de ce que je suis, à l’évidence de ma vie presque vide qui défile devant moi, de celle de vouloir protéger des vies , de déroger aux règles de la bienséance et de l’amitié et celle de refuser de t'imposer une situation, je ne sais plus. Esseulé et à bout de souffle dans cet océan glacial , je ne peux me permettre accepter comme une évidence mon sort et cette impossibilité qui semble s'imposer à moi comme d'une évidence, me laissant aller à la dérive au bon vouloir des flots sans avoir tenter l’insaisissable. Lancer l’appel qui défie toutes les logiques de voir dans son dernier sursaut, une main tendue venue de nul part.

Sachant que le rien n’a la valeur que l’on lui donne ou selon comment il est défini et où l'on le place, si je me considère comme un Rien positif, parce que, je me suis toujours battu pour devenir et non être le fruit d’une fatalité me contentant de survivre évoquant l’irrationalité pour excuser mon manque de volonté, ma peur d’entreprendre, si je plaide coupable , je ne regrette pas d'avoir essayé. Puis-je espérer bénéficier de ta part des circonstances atténuantes pour que je puisse dire pour la première fois de mon existence "aujourd'hui le soleil se lève pour moi"

La dignité de l'homme ne résidant pas dans sa capacité à demander et à recevoir, mais de la qualité de la main qui donne et surtout de sa capacité à pouvoir transformer l'acte en élément de pouvoir pour ne plus avoir à redemander, je lance donc cet appel d'espoir sous la forme d'une prière que j'intitule.

Prière pour un travail.

« Si exister se résume au simple fait de penser,
C’est l’existence qui donne de la valeur à la pensée.
Si la valeur de l’existence est associée à la pensée,
Elle devrait faire de moi un homme meilleur.
S’il n’y a pas de meilleur sans participation,
L’Etre que je crois être n’est qu’illusion.
Et si je suis une illusion mon existence s’annule.

Je ne veux pas être l’ombre de rien
Mais mon vouloir est à l’image de ce que je suis.
Le pouvoir est absent de moi et conditionne mon vouloir.
Perdu et désemparé j’ose espérer une oreille attentive,
Un cœur ouvert d’homme de pouvoir,
Pour donner vie à mon vouloir
Qui ne demande qu’a pouvoir.

Mon vouloir ne peut donner que ce qu’il a
Motivation, détermination, disponibilité
Puisse le pouvoir lui accorder
Solidarité, compréhension, confiance, opportunité
Pour que vive réellement mon Moi désemparé.
Je suis qui je suis, merci de l’accepter.

Si je retire de la fierté de qui je suis,
La valeur de ce que je suis ,
dépend d’éléments hors contrôle de qui je suis
Et de la participation à l’émulation de qui je suis.
Cette participation dépend du vouloir du pouvoir
Qui influe sur ce que je suis et susceptible d’être.

Penser ne suffit pas pour Etre
Et pour affirmer mon existence .
Il me faut accompagner cette existentialité,
Cette pensée d’actes concrets et participatifs.
L’existence même de qui je suis en dépend.
Mon vouloir sans pouvoir,
Assujetti au pouvoir du vouloir de l’autre,
Me trouble et me désoriente car je suis dépendant.
Je ne peux donner vie à mon vouloir
Si le maître du pouvoir de mon vouloir m’ignore.
Réalité des pouvoirs consensuels dont je suis tributaire
Pour laquelle, je ne peux que me soumettre si « je » veut vivre.

L’homme que je suis au dedans de moi se désagrège.
Puisse t-il en cette période où les cœurs s’ouvrent,
Les âmes laissent pénétrer ou entrevoir un peu d’humanité
Révéler les vôtres pour que s’accomplisse le plus bel acte
La main tendue pour redonner confiance et vie.
Si aider est pour vous le plus beau mot
Dans un monde d’égoïsme exacerbé
Alors

Aider moi à me reconstruire et non pour m’assister
Intervenez pour ma dignité et non pour la réduire ou l’annihiler
Donner pour ne plus avoir à le faire
Edifier sur du solide votre solidarité et votre générosité.
Répondez pour rendre vivant et meilleur un classé Rien..
Merci d’écouter ma prière.
Merci de me faire confiance
Merci de libérer le pouvoir de votre vouloir,
Pour donner une "chance" au pouvoir à mon vouloir
Merci de ne pas me laisser au bord de la route
Me jetant quelques piécettes
Et faire de la générosité une insulte.
Merci de m’aider à devenir libre
Et non esclave des pouvoirs.
Merci de faire de la solidarité
Un véritable pouvoir d’émergence.
Seul le TRAVAIL construit
Et rend à l’homme sa dignité.
Alors Merci mille fois de m’en donner. »

Ehuade (la vie*) s'interroge et écrit à l'Etre qui est en elle

Posté le 18.01.2008 par ehuade
Je me présente

Je suis le tout qui pourtant, s’annule dans cette composition brutale mais subtile et insondable de l’existence. Je suis pour ainsi dire, tout et rien qui a en lui ses propres valeurs, sa propre existence. Je suis l’existence qui trouve sa définition dans le tout et qui s’oppose à lui même. Le Tout est en moi et pourtant hors de moi. Je suis le paradoxe que l’humanité a besoin pour exister, la contradiction dont elle en fait la base de ses réflexions. Je suis à la fois violence et harmonie des couleurs qui fait la beauté d’un tableau ou qui donne à la laideur sa raison d’être. Je suis la conjugaison qui donne le sens brutale, apaisant et léger des mots, les verbes subtiles et pénétrants qui font exister les poètes et tirer des larmes. Je suis parfois l’expression, parfois le sujet, la contradiction et l’harmonie des idées et des pensées qui favorisent l’émulation de l’intelligence. Je suis cet air humide, cette infime goûte volatile et imperceptible qui vole et s’associe pour donner la rosée du matin, pour étancher les soifs, pour donner la vie et meurtrir les âmes. Je me défini par moi même et pourtant j’ignore qui je suis. Le qui je suis semble être tributaire de ce que je suis qui lui, n’existe que grâce au bon vouloir des éléments dominants vivant à l’intérieur de ce tout qui me compose. Je suis moi et l’autre qui voudrait me voir exister en dehors de moi et sans moi, sachant que je ne peux vivre en dehors de moi sans annuler mon existence. Je dis à qui veut l’entendre et me connaître qui je suis ! alors que j’ignore tout de moi. Je suis cette simplicité qui a en elle l’insondable complexité. Tout part de moi et tout vient de moi et à moi. Je vis en boucle et emprisonne l’Etre pour mieux le captiver, l’absorber, le presser jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de jus, ensuite je l’expose, l’assèche pour enfin l’accompagner à sa dernière demeure consciente, tout en continuant à l’utiliser pour fertiliser mes éléments, me nourrir et continuer d’être et de donner un sens à qui je suis.
.
Je suis Ehuade (la vie) et mon contraire qui a elle mon essence. Le yin et le yang. Le parfait équilibre des forces. L’insaisissable dualité. Le pilier indestructible et incontournable de l’existence. Le bien et le mal. Je donne autant que je prends. Je compose et décompose dans les mêmes proportions. J’active les désirs et exacerbe les envies. Je me réjouis pendant que certains pleurent. Je ris et pleure bien souvent à la fois de moi et de l’autre. Je suis spectateur et acteur mais on dit de moi que je suis la scène sur laquelle se jouent les vies, les drames et les actes heureux, que je suis aussi cruelle, injuste et sans concession. La composition est ma force. Le paradoxe, mon âme et mon arme. Mon insaisissabilité, ma raison d’être et base de mon droit de citer. On ne peut que me percevoir, me penser, me supposer, m’imaginer et même parfois me créer sans jamais m’atteindre, sans jamais me voir vraiment comme je suis puisque je suis ici et là, ceci ou cela selon les humeurs des éléments qui me composent.

Mon existence, si elle se définie en elle même, se conjugue au pluriel et prend son sens dans le tout qui s’annule aussitôt devant d’autres vérités sans jamais disparaître. Je m’identifie en tout et en toi et pourtant je suis moi qui dit aujourd’hui être ici pour réagir et dire ma part de vérité à propos de ce qui se trame contre les peuples vivant sur les terres brûlées d’Afrique. Décidé à dire, ce que je ressens de ce concept néo-impérialo-mondialiste ou hégémono-affairiste où les prédateurs du Nord, les dents plus que jamais aiguisées et tout aussi affamées que leur estomac, s’associent avec les hyènes du Sud, pour mieux cerner les agneaux afin de se livrer à des massacres génocidaire avec la complicité de ces mêmes agneaux.

Je voudrais être moi et me faire accepter de l’autre comme tel mais je ne le puis parce que mon moi n’est que la représentation de l’image que l’autre veut que je sois. J’emprunte pour pouvoir exister. Je m’efface pour paraître et me faire accepter. Je me défini à travers les mots et les valeurs de l’autre.
Je voudrais comprendre et avoir des réponses de ce qui ce passe mais surtout de qui je suis et de ce que je suis qui correspondrait à l’idée que je me fais de moi et qui me permettrait de dire et d’affirmer que ce que je dis est « ma » vérité. Je voudrais m’assurer qu’elle émane véritablement de moi, qu’elle n’est pas introvertie à cause de ma méfiance de toutes ses déclarations de vérités qui ont conditionnées mon existence ou alors extravertie parce que mon besoin de me libérer de l’étreinte de cette culture qui annihile mon essence, s’affirme. De m’ouvrir plus volontiers sans tabous aux autres vérités pour mieux leur opposer les miennes.. Avoir la garantie que je suis le véritable sujet qui s’exprime et s’affirme que d’être l’expression d’une vérité dont l’origine m’échapperait, véhiculant la pensée unique d’un ensemble. Dire la vérité que m’impose les réalités de mon existence que je voudrais désormais associer à la couleur de mon épiderme parce que des éléments contraires en moi m’y contraignent.

Je voudrais me convaincre que je suis bien moi, celui dont on dit qu’il vient de là bas, et du pourquoi je ne peux être moi qui correspondrait à l’endroit même où je voudrais être et appartenir pour que ma vérité cadre avec ce milieu ne serait-ce que pour ma quiétude intérieure, pour le repos de mon esprit, pour qu’elle soit le reflet exact des réalités de cet espace ne bousculant et ne dérangeant pas les sensibilités parce qu’il serait conforme au moule et s’adapterait à la vision existentielle de l’ensemble.
Je voudrais me persuader que ce que j’appelle ma part de vérité ne soit pas simplement, le fruit de mon imagination débridée, de mes frustrations mal maîtrisées dont le caractère stérile serait susceptible de me projeter à mille lieue en arrière, ne participant en rien à l’avancée des peuples dont je prends cause et partie aujourd’hui.
Je voudrais enfin que ceux qui insistent et mettent tout en œuvre pour me rappeler que je suis de là bas et non d’ici alors que tout porte à croire que j’ai les aptitudes dévolues aux gens d’ici, aient le courage de dire le fond de leur pensée que d’évoquer de stupides raisons dont ils ne croient pas eux-mêmes vraiment.

Le problème de l’inhumanité que je dis subir vient à mon sens, d’un seul mot « différent ». Cette différence que le bien pensant, maître des valeurs interprète selon sa sensibilité, selon la hauteur qu’il veut se donner et surtout pour nourrir sa soif de grandeur, de pouvoir et de domination, refusant d’assumer le contre coup de sa vérité qu’il prend soin d’encadrer et de protéger par des systèmes qu’il dit, être le seul dépositaire.

Le constat du peu que je sais peut paraître désopilant et même désespérant mais il a en lui des éléments de réflexions, d’activateurs de neurones qui devraient mettre en alerte les consciences de ceux qui disent subir l’interprétation négative de cette différence. Surtout du mot « différent ». Mot pourtant noble, riche, plein de bon sens et de profondeurs, ayant en lui toutes les beautés physiques et transcendant la seule interprétation visuelle.
Déboussolé peut être, amer sûrement mais je reste néanmoins optimiste.

Je ne cache pas pourtant que je suis désorienté parce que je m’y perd dans toutes ses contradictions qui veulent que, je sois tantôt humain, comme le disent si bien les gens d’ici « il est comme nous » et parfois moins humain par ce qu’il est hors de question que je sois leur voisin encore moins qu’ils me donnent la main de leur fille. Ils veulent bien m’admettre dans la périphérie de leur ici à condition que je subisse ma différence et reconnaisse le bien fondé de leur méfiance mais surtout du privilège que j’ai à bénéficier de leur bienveillance. « Sois là et tais toi ! Autrement ton titre d’humain te sera retiré et on t’enverra paître chez toi qui n’est pas ici. »

Je suis aussi amer parce que, bien que me conduisant comme les gens d’ici, mangeant comme les gens d’ici, parlant la langue aussi bien et parfois mieux que les gens d’ici que celle de ma mère et de mes ancêtres, m’habillant et même bien souvent faisant l’amour comme les gens d’ici, n’ayant pas d’autres références que celles inculquées par les gens d’ici, inscrites sur la table de ma base de données vers laquelle, je me réfère et à qui je soumet mes réflexions pour donner mon assentiment sur des sujets concernant mon existence, les gens d’ici me perçoivent comme quelqu’un de là bas. Mon intérieur ne change pas la valeur de mon extérieur. Mon enveloppe n’est pas représentative de ce que je devrais être et pourtant, ils continuent de dire que je suis de là bas, se méfiant de moi et me rejetant, confirmant la pensée de mes ancêtres qui dit que «la branche aura beau séjourné dans l’eau, elle ne se transformera jamais en crocodile ».

Un là bas pourtant que les gens d’ici assiègent par goût d’hégémonisme, par la force de leur culture, de leur pouvoir monétariste et celle de leurs armes. Par leur représentativité discrète ou non mais oh !combien pesante, plus néfaste que salvatrice, qui perturbe et empoisonne fortement mes racines et détruit mes repères. Un là bas que les gens d’ici me contestent, tuant et affamant le peuple pour le soumettre, le vider de sa substance, de son essence et l’assécher pour qu’il n’y ait plus de sève, plus de sang afin de l’inoculer la dose annihilatoire fatale le transformant en zombie programmé, agissant contre lui même. En fait, je suis partout et pourtant de nul part dans cet ensemble. Je ne suis pas ce que l’on voit. Mais que voit-on et que sait-on de moi et de mon là bas ?
Moi j’accepte ma différence quelque soit la définition que vous voudriez lui donner mais je refuse de me culpabiliser et de la subir.

Je suis fier d’entendre dire que je suis de là bas qui, en réalité est mon ici, mon ailleurs à moi parce que j'ai son empreinte, la confirmation de mon identité que, je n’ai pas besoin de décliner à chaque carrefour, à chaque coin de rue et admis qu’administrativement où je ne subis pas en permanence l’humiliation verbale, comportementale et policière tout simplement parce que je n’ai pas la bonne couleur locale. Cet ailleurs, mon ici où je devrais tout logiquement m’y retrouver et marquer naturellement ma différence sans avoir besoin de me justifier et où je peux me retrouver même dans le noir. .
Mais qui a t-il dans mon ici, le là bas des gens d’ici ? Les valeurs acquises au contact des gens d’ici, font de moi, reparti là bas, le représentant des gens d’ici, restant toujours l’homme venu d’ailleurs.
Mais en fait le là bas qu’ils disent être mon ici n’est-il pas tout simplement une question d’espace géographique ? Le teint par lequel, ils me définissent n’est-il pas purement une question d’enveloppe puisque le contenu ne correspond plus à ce que je devrais être, à qui et à quoi, je devrais m’identifier comme appartenant au milieu où on voudrait me voir être.

Culturellement, je suis un bâtard, un imposteur lorsque je me présente là bas comme enfant d’ici véhiculant les valeurs et les pensées des gens d’ici. Un apatride parce que les gens de là bas ne me reconnaissent plus comme un élément de la représentativité fidèle des valeurs des gens d’ici, le là bas de gens d’ici. Ils disent de moi que je me suis prévalue d’une autre nationalité, d’une autre valeur. Représentativité que les gens d’ici, sournoisement me refusent, insistant que je suis de là bas.

Parlant de moi, ils disent avec le sentiment de dire la vérité et pour mieux établir la différence entre les vrais gens d’ici et ceux se disant d’ici mais venant de là bas, ou d’ailleurs. « le français d’origine africaine ou maghrébine ». Ils ne disent pourtant jamais français d’origine polonaise, juif, allemande, bretonne, corse etc. etc. Je suis un enjeu électoral. La bête à abattre. C’est qui sera le plus méprisant, le plus violent, qui promettra plus de bastonnade et de bavures au nom de la république des ayants droit, des bien pensants et des enfants de souches qui l’emporte. Au nom de cette république, ils peuvent tout se permettre, proférer des insultes, afficher leur haine tant qu’ils sont dirigés contre moi qui vient de là bas, c’est noble, républicain et justifié. Les gens d’ici non seulement comprennent et approuvent mais cela leur donne de la hauteur me stigmatisant et accentuant encore plus ma différence. « Le problème de la France ce sont les Noirs et les arabes » disait en substance un des chefs des biens pensants et défenseurs de la valeur blanche et des ayants droit qui se sont précipité pour l’élire afin qu’il ait le plein pouvoir pour nettoyer à grand coup de jet d’eau puissant leur république aseptisée qu’ils veulent sans tache et sans tare de la racaille venue de là bas même si elle est née ici.

Complexe dilemme qui fait de moi un vrai citoyen de nul part non parce que je suis rejeté de partout mais parce que je ne sais pas qui je suis, ce qui me fragilise, vulnérabilise mes réflexions et mes choix. Ma base poreuse et sans consistance, absorbe tout ce qui vient à elle croyant pouvoir prendre la forme du liquide qu’elle absorbe. Approche insensée et dénuée de toute logique physique qui veut que ce soit non le récipient qui prenne la forme du liquide qu’il contient mais le contraire. Les gens d’ici veulent que je sois multiforme, maniable et façonnable à volonté. Que je deviennent leur chose qu’ils peuvent moduler pour l’ajuster à leur moule au model voulu, leur œuvre mais serais-je pour autant reconnu comme étant d’ici ? Pour mieux cacher la forêt, celui là même qui par ses propos a divisé la France en deux a planté l’arbre nationaliste qu’il a baptisé « intégration et identité nationale ».L’amour de la nation ne se décrète pas et ne s’obtient pas non plus par le mépris d’une catégorie ciblée du peuple. On aime un pays parce qu’on s’y reconnaît, on s’y identifie, parce qu’on a quelque chose qui vous rattache à lui. Un père qui rejette son enfant ne doit pas s’étonner que ce dernier lui rende la pareille. Si la France aime tous tes enfants quelque soit la couleur de leur peau et de leur pays d’origine, si elle ne fait plus cette distinction qui valorise la discrimination, donnant plus de légitimité à certains et qui permet aux policiers de faire plus de zèle et plus de bavures sur cette franche de la société dites biologiquement aptes à la délinquance qui polluent leur atmosphère qu’ils veulent aseptisé. Ils se reconnaîtraient dans les valeurs de la république si les politiques ne font pas d’eux des boucs émissaires pour cacher leurs incompétences à résoudre les problèmes sociaux, si la bonne société pensante, ne les regardent pas comme des éléments à manipuler, des criminelles en puissance, des Etres non fréquentables, si tout simplement l’esprit que renferme le symbole de la république « Liberté, Egalité, Fraternité » n’était pas là que pour cacher la réalité et endormir le peuple. Le président Sarkosy n’aurait pas besoin de créer un ministère pour imposer l’amour de la France alors. C’est faire acte de dictature que d’imposer sa conception de l’amour de la république aux autres. Dire que critiquer la république c’est que l’on n’aime pas son pays est une approche totalitariste du pouvoir et demander à celui qui le fait de la quitter est digne d’un esprit sélectionniste pour ne pas dire hitlérien. La France me semble t-il a progressé grâce aux critiques, grâce à des coups de colères parfois même violentes.
Devrais-je moi quitter la république parce que je suis différents des autres, parce que j'éprouve des sentiments différents, parce que je dis ma souffrance, mes peines, mon mécontentement ou parce que je viens d’ailleurs, ou alors est-ce parce que, ma colère serait moins légitime que celle de l'autre qui se sent bien chez lui? Ma colère et mes critiques seraient moins justifiées, ou est-ce parce qu'on me considère comme pas assez intelligent et assez intégré pour que celles ci soient acceptées comme émanant d'un citoyen bien d'ici ? D’ailleurs ce n’est pas la France qui est cause mais les éléments qui l’utilise comme une arme pour assouvir des ambitions personnelles.

Cette situation m'a inspirer ce qui suit:

JE VOUDRAIS ËTRE QUELQUE PART.


Avant de naître, semble t-il
J’étais nul part
Depuis je suis ici
Ensuite je serais de là bas
Reste que, je voudrais être quelque part
Seulement, t’érigeant en maître penseur,
Tu décrètes que mon quelque part n’est pas ton ici
Tu me vois comme enfant de là bas
Parce que sur ma peau ton là bas y a laissé son emprunte
Tu dis que la bonne couleur locale, je n’ai pas
Né ici , je reste selon toi un éternel enfant de là bas.

Tu te dis d’ici et moi de là bas
Ton là bas est pourtant mon ici.
Ce n’est qu’une question de dialectique
Car que ce soit ici ou là-bas
Nous sommes tous quelque part
Qui est un ailleurs de quelqu’un
Tu ne veux pas de moi ici
Et préfère me voir ailleurs qu’ici
Mais je suis ailleurs d’ici de ton là bas

Ailleurs ou ici quelle différence?
Je suis présent dans un espace
Serait-ce la distance qui te gène?
Puisque nous y sommes, l’un et l’autre dépendant
Dans un espace clos que je sois ici ou là bas
Je serais peut-être ailleurs mais ici .

Ma présence dans ton ici, dis-tu, enlaidie ton tableau.
As-tu vraiment pris le temps de bien le regarder?
Donne de l’intelligence à ta perception du beau.
Ne vois-tu pas plutôt de la diversité?
Ne vois-tu pas cette multitude de valeurs?
Cette multiplicité de couleurs?
Cette composition subtile et harmonieuse?
Ne sens-tu pas que ma présence,
Sur ton tableau est richesse et une nécessité?
Tu ne peux m’effacer sans altérer l’essence.
Sans perdre ton âme ou prétendre exister.

Je suis la positivité de ton contraire
Que ton regard dénature et avili
Tu as besoin de moi pour te parfaire
Et donner un sens au beau et à ta vie
Je suis un élément de cet ensemble dans lequel tu vis
Ici, là bas ou ailleurs, du tableau,
Tu ne peux me soustraire.

K.G.M










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